jeudi, 13 décembre 2007
Connaissez Vegas ? Hollywood ?
Spectacle de fin d’année à l’école des kids. Saskounette et sa classe de violon présentaient un récital de Noël suivi d‘un vaillant 48 minutes de show. Et quel show !
Connaissez Vegas ? Hollywood ? Il y a les strass, les costumes, les chansons, les chorégraphies délirantes sorties de l’imagination d’un directeur excentrique, les danseurs aux perpétuels sourires de Dalida, les spectateurs extatiques, les grandé finalé, les bis, les ters et le DVD en vente à la fin du show.
Notre spectacle de fin d’année, c’est tout ça, version maison : les costumes fait main, les chansons écorchées, les chorégraphies délirantes sorties de l’imagination d’une prof de musique essoufflée, les danseurs aux perpétuels sourires de Beyoncé, les spectateurs extatiques, les grandé finalé, les bis, les ters et le DVD en vente à la fin du spectacle.
Seule différence entre St. Simons Elementary School Very Show of the Year, Vegas ou Hollywood, est que chaque danseur, chaque chanteur, est personnellement et intimement relie aux spectateurs. Et que s’il fait pas ses devoirs, il est privé de peanut butter et jelly sandwich*. Pour le reste…


* Repas typique des petits ami-ricains : une couche de gelée de fruits rouges entre deux tranches de pain de mie, couvertes de beurre… de poupouhuetes, de cacahuetes. Yep ! « Gross ! » comme dirait Graminou qui a –encore- du sang Français.
19:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 12 décembre 2007
Qu'on se le dise
Jimmy, entraîneur occasionnel, papa de Ryan à plein-temps, se lève, avale un morceau de pizza. Plonge la main dans un carton. Sort le premier trophée. Silence parmi les joueurs de l'équipe Barbaritos -nom du sponsor 2007, la brand addiction s'apprend très tôt ici.
Ce soir, c’est la remise des trophées aux « Island Bowl Champs ». Les Barbaritos sont champions 2007 !
Après une brève introduction sur le thème «Les plus grands (footballeurs de l’univers n.d.l.r.) sont passé par là, mon fils. Tout est possible à ceux qui en veulent », Jimmy commence la remise personnalisée des coupes.
"Je suis heureux de commencer par ce joueur qui m'a particulièrement impressionné par sa...
On se croirait à la remise des Oscars : même stress, même éloquence, mêmes traits d’humour, même révélation à retardement du nom de l’heureux élu, mêmes murmures des pronostiqueurs. Pourtant ici, pas de perdants. Chaque enfant recevra son kit du joueur 2007 : la poignée de main de l’entraîneur et de ses deux assistants, son speech rien qu’a lui avec un bon mot sur sa contribution à l’équipe, sa photo d’équipe, un DVD de l’intégralité des matchs plus les meilleurs moments en bonus.
Ici, pas de perdant, pas de : « Je ne remettrais pas de trophées ce soir à celui qui a manqué sa saison, la moitie des matchs et toutes les occasions de marquer. » Celui-là aussi aura sa sculpture en plastique. C’est fantastique !
Ici on impressionne son entraîneur si on a : rien de cassé, jamais eu peur, la hargne, cogné dur, foncé dans le tas, jamais flanché, surtout après un mauvais coup, montré de la persévérance, et si l’on a prié avant pendant et après la bataille.
Les sumo-séminaristes entre 10 et 12 ans seront les rois de la saisons 2008. Qu’on se le dise.
19:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 09 novembre 2007
Ma vie en enfer, by Gramy
- Donc Gramy après ton entraînement de une heure et tes pompes et tes sprints, après ton match de foot, après avoir sué, après t’être roulé dans la boue, après t’être couvert d’herbe mâchée par les crampons d’autres types en sueur… Pas de douche. Chauffe-eau cassé. Plombier demain. Je ferai bouillir une casserole d’eau, je la verserai dans la baignoire. Tu devras te débrouiller pour effacer les traces du joueur féroce avec ce fond d’eau bouillante.
- Whouat ? Tu veux faire cuire mes fesses à la vapeur ? My bottom’s gonna be steaming red ! Lorsque je sortirai, mon derrière sera tellement rouge que ma serviette prendra feu. La voisine appellera les pompiers et tu feras la Une des journaux.
Bad mom, bad bad momy...
- Oh my...
12:30 Publié dans la familia | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 07 novembre 2007
Sfrfffhfffhhfff
- Sfrfffhfffhhfff.
- Ahhh. Stop it.
- Sfffrhffhrfhhhffff.
- Dis Graminou, tu commences à t'enrhumer je comprends. Mais LAISSE CE NEZ TRANQUILLE. Tu peux enlever ta doudoune mais prends ça. Un cachet une fois par jour. Ça devrait arrêter ces reniflements.
- Et je le mets où ? Dans le nez ?
- Ohhh my….
- Tu as dit que ça arrêterait les reniflements.
12:30 Publié dans la familia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 02 novembre 2007
A Halloween, c'est pas ce qui fait peur qui fait peur.
Pendant qu’un coté de l’Atlantique fête ses morts, l’autre mord la vie. Le 31 Octobre made in USA est une cacophonie macabre, un défilé délirant et sanglant, une parade follement funèbre, un inventaire à l’après verre. Scary.
Dès qu’approche le soir, sortent de leurs cimetières les Dracula drapés, les petits chaperons noirs, un ballet de sorcières, une débandade de momies, la version ménopausée de Dorothy (et ses chaussures), Freddy (et ses frères), Frankenstein (et ses balafres), Elvis (et son ex). Il y a en a pour tous les dégoûts. Scary.
Après l’école les parents et enfants courent se préparer. Graham est un Dead Football player, un joueur mort, Saskia est une Dead Witch, une sorciere pas vivante, Eric est un personnage de Bip Movie (un film plein de "bip" mots et d'allusions au "bip"), Christian est Marcus HommeRequin du film Pirate of the Carribean et Garrison est la version blanchie d'un mec avec des dents en or et des bagues en or et des dreadlocks... bref un dealeur de treats. Tension à son comble pour l’étape de transformation.
La nuit tombée, notre procession de mutants se répand sur la ville comme les corbeaux sur un film d’Hitchcock. A chaque porte, les enfants rejouent à se faire peur. Ils frappent et hurlent : « Trick or treat ! ». On passe sur le trick pour aller directement plonger la main dans des paniers remplis de bonbecs que l'on fait passer dans son plastique. Les plastiques ne résistent pas : après 20 maisons, ils craquent sous le poids des treats. Scary.
Pendant que les enfants s’épuisent et s’ensucrent, les parents descendent au fil des rues. On papote. On plonge la main dans les plastiques. Petite balade ingestive.
Le soir, à la maison, on compte les centaines de trophées. 5 milliards de dollars ont été dépensés en costumes, sucreries, bonbons et chocolats. Scary.
13:20 Publié dans Yakici | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





