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lundi, 29 octobre 2007
Cold Feet
Dimanche, j’ai des envies de soupe. Epaisse. Aux saucisses. Signe infaillible. Prémonition.
Avant-hier, les premiers indices apparaissent. Tangibles.
7 mois.
Mes milliers de muscles horripilateurs s’horripilent.
7 mois, déjà.
Chair de poule, frissons.
210 jours.
Dans la nuit la sensation s’intensifie intensément.
5040 heures.
Mes extrémités capillaires se rétractent, mon épiderme panique.
7 mois.
Et soudain, voilà, ça y est. Il est la le froid, le grand.
7 mois sans petite laine, sans chaussettes, sans vin chaud, sans potée. C’est long.
Dieu que c’est bon. Nos corps engourdis d’humidité chaude se réveillent doucement. Ce week-end nous monterons au grenier chercher les pulls. Je sortirai les couvertures.
Hier, le thermomètre frôlait les 60 degrés Fahrenheit, 16 degrés Celsius ! Quand je vous dis qu’il fait froid. No kidding.
PS: J’encourage fortement Titi à souscrire à l’assurance « Pied froid » « Cold feet » de firemansfund.com
Ca va servir… No kidding.
12:35 Publié dans Diantre ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 27 octobre 2007
Allez les Chiens !
Depuis 1912, chaque dernier samedi d’Octobre, les chiens de l’Université de Georgie (Athens, Georgia) montrent les dents aux Alligators de l’Université de Floride (Gainesville, Florida). Et inversement. Et c’est aujourd’hui.
Aujourd’hui, pas un copain que je ne connaisse qui ne soit pas invité à une Game Party : on s’habille aux couleurs des Dawgs et on se regroupe autour de l’écran géant et on hurle « GO DAWGS-SICK EM!” et on s’amuse et on s’éthyle beaucoup (ce qui revient au même, dans le cas présent).
Gators contre Dawgs. C’est Marseille contre le PSG en version locale.
Gators contre Dawgs. C’est du football ami-ricain et ça fait mâle. Lorsque les footballeurs footballent, les supporters supportent et les cops (les flics) comptent les corps.
Le match se déroule à Jacksonville, terrain neutre. À peine sorti des examens de fin de trimestre, à peine entrés dans leurs vacances d’hiver (Winter Break), les étudiants de Georgie débarquent sur la côte Atlantique. Cible : St. Simons Island, dernière station balnéaire potable avant la Floride, avant la frontière ennemie.
Pendant quelques jours, la population de l’île double. Les magasins s’habillent en rouge et noir, les jeunes aussi. Les rues sont embouteillées, les jeunes aussi. Les restaurants sont pleins, les jeunes aussi. La manne touristique coule à flot, les jeunes trinquent.
Ils s’imbibent sous les palmiers, « descendent » assister à la rencontre le samedi, puis reviennent sur l’île noyer leur défaite, ou se saouler de victoire. Qu’importe le score, tant qu’on a l’ivresse. Et l’ivresse du sport, pour les fans de moins de 21 ans, ça fait beaucoup de boissons illégales. Bien sur, il y a des casualties, des victimes, la route, le coma éthylique, les bagarres. Qu’importe le score, tant qu’on a l’ivresse.
14:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 16 octobre 2007
Y-a-t-il une vie apres le foot ?
Notre communauté respire au rythme des saisons sportives, basketball en hiver, baseball au printemps, natation en été, Football américain à la rentrée. So… depuis fin août, la vie locale, sociale et familiale s’organise autour du foot. Fiston fait des pompes et porte le casque mais famille entière suit les matchs, hurle, se déchaîne et sue.
Deux fois par semaine, entraînement. Puis deux fois par semaine, transhumance. La famille se déplace vers une banlieue retirée de Brunswick.
Autour du stade, les voitures se suivent au pas, serpentant à travers les parkings. Chacun croise les doigts pour que le crétin de devant aille se garer plus loin. Puis, on décharge la tribu, les enfants, les protections, les collations, les glacières, les sièges pliables. Puis on se suit au pas, serpentant à travers les voitures. On se reconnaît, on se salue, on s’interpelle, on s’échange des banalités, on se souhaite bonne chance. Chacun croise les doigts pour que leur fils – qui n’est pas dans l’équipe de Fiston- aille gagner plus loin.
Le complexe sportif résonne des cris de parents, d’enfants, d’arbitres, de sifflets, de sonneries... Ça sent le pop corn, le hot dog, la kermesse, la sueur, l’encens et le soir qui tombe. Sur chaque terrain s’opposent les couleurs, les casques et les espoirs de victoire. Sur le bord hurlent les parents, les entraîneurs et les moustiques.
Les familles se télescopent. Les « matchs de 7 :30 p.m. » regardent les « matchs de 6 :30 p.m. » en attendant leur tour. Les « 7 :30 » regardent en se grattant les parents des « 6 :30 » hurler et se démener et se démanger et encourager et menacer et suer, comme si leur vie dépendait de la victoire de leur Fiston. Quelle honte ! Et il est ou, le plaisir de participer ? Le compteur de temps tourne au ralenti. Les « 7 :30 » s’impatientent scratch-scratch, pendant que Fiston s’échauffe scratch.
Enfin, les « 6 :30 » débarrassent le terrain et s’en vont gratter leurs moustiques et leur defaite ailleurs. Les abords du terrain retrouvent leur calme, quelques enfants jouent au chat, nos Fistons se regroupent autour de leur entraîneur. C’est beau le sport. Les mères et les pères discutent gentiment et dignement et se sourient pendant que les Fistons se préparent.
Place aux « matchs de 7 :30 p.m. ». L’équipe de Graham, les Barbaritos, s’oppose à…. À…. Well, Les parents ont un peu oublié. Soudain un frisson traverse le groupe, un murmure : « Outback a perdu ». La sibylline formule est accueillie avec joie : Les Barbaritos sont désormais la seule équipe de l’île a n’avoir pas souffert de défaite. NOUS avons gagné chacun de nos matchs. Nos fils ne perdront pas celui-ci. La pression s’intensifie.
Au coup de sifflet de l’arbitre… Les Fistons se ruent les uns sur les autres, le ballon disparaît sous un amas de chair, de casques et de choses indéfinissables qui furent nos Fistons. Les parents retiennent leur souffle, leurs espoirs et leur dignité. scratch. Pause scratch-scratch. Et… huuuuuuuuuuuuurlent : « Chargeeeeeeeeeez ! » La dignité se dilue dans la fureur et le bruit. Qu’importe le nom de l’équipe adversaire, tant qu’il y a l’ivresse. La hargne se nourrit de sueur et de frustration. Et chacun croise les doigts pour que SON fils gagne.
Il est 8 :30 p.m. 08 à 22. Graham a gagné.
C’est beau le sport d’équipe.
22:13 Publié dans Yakici | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note




